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Le Grand Lucé : cité des Lumières

Sous la tutelle des hommes du château, juristes le plus souvent, artisans, commerçants, employés et ouvriers cohabitent dans leurs maisons de bois, couvertes de bardeaux.

La population, décimée en 1779 par une terrible épidémie de dysenterie va perdre deux ans plus tard le gîte et le couvert. Un terrible incendie ravage le bourg la veille de la Pentecôte 1781. Lucé n'est plus que ruines et cendres. Au milieu des décombres se dressent le château flambant neuf, des murs délabrés, le clocher découvert et quelques maisons éloignées de la halle – le foyer de l'incendie – proche de l'Eglise.

Il faudra dix ans pour que la nouvelle ville soit rebâtie et puisse accueillir ses habitants éparpillés à la campagne ou dans les paroisses voisines.

On en profite alors pour faire jaillir un Lucé en pierre de taille, plus résistante à la flamme. D'où extraire ce matériau ? Du sous-sol, riche en tuffeau. Bientôt les anciennes carrières de plain-pied ne suffisent plus ; sur le plateau, on creuse des puits d'accès pour l'homme, d'aération et d'extraction pour le minéral. Lucé se mine ; désordonnées, les galeries courent sous la ville. Mais la petite cité se relève, toute blanche, finement ornée et bientôt chapeautée d'ardoises amenées d'Angers par barges complètes jusqu'à Port-Gautier. Des rues droites et larges selon les plans d'un urbaniste de Tours divisent le bâti et métamorphosent Lucé en cité des Lumières. C'est en quelque sorte un retour aux sources puisque le LUCEIUM gallo-romain signifiait la clarté, la lumière.

La ville aux bâtisses de tuffeau avait un charme qu'on a du mal à imaginer maintenant, devantures et ravalements dissimulant l'élégance du bourg du 18ème siècle.


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